Euronext OPA en chute : plus bas décennal à Paris
Résumé rapide : la Bourse de Paris a connu en 2025 une véritable dégringolade des offres publiques. Le nombre d’OPA et autres opérations a touché un plus bas décennal, tandis que quelques opérations majeures ont masqué une activité globalement atone.
Euronext et la dégringolade des OPA à la Bourse de Paris
Claire, investisseuse qui suit la cote depuis quinze ans, observe un basculement. En 2025, l’Observatoire d’EY a recensé 18 offres publiques conformes à l’AMF, soit exactement la moitié des 36 opérations de 2024. Ce chiffre représente le niveau le plus bas depuis dix ans.
Les causes ? Un contexte macroéconomique incertain, des conditions de financement plus strictes et une prudence accrue des initiateurs. Ces éléments expliquent la contraction du marché financier et la raréfaction des opérations.
Insight : la sélectivité des initiateurs s’est intensifiée, modifiant durablement le paysage des offres publiques.
Des opérations ciblées, des primes moins généreuses
Les initiateurs ont privilégié des cibles précises. Le volume total des actions acquises a toutefois remonté à 4,4 milliards d’euros, contre 1,5 milliard en 2024, mais ce rebond est concentré sur quelques transactions d’envergure.
Trois OPAS ont pesé lourd : Neoen (≈1,8 Md€ par Brookfield), Verallia (≈1,7 Md€) et Exclusive Networks (≈400 M€). Ensemble, elles représentent près de 90 % du montant total 2025 ; sans elles le total tombe à environ 50 M€.
Côté primes, la médiane offerte aux actionnaires a chuté à 25,7 % (hors extrêmes) contre 29,7 % en 2024. La prime médiane par rapport à la valeur intrinsèque calculée par experts est retombée à 10,2 % (contre 15,9 % en 2024).
- Causes principales : resserrement du crédit, volatilité accrue, préférence pour petites transactions ciblées.
- Conséquences : primes moindres, retraits de cote fréquents, volume concentré sur quelques dossiers.
- Exemple : Claire a choisi d’éviter les titres à faible flottant en 2025, préférant les sociétés profitables.
Insight : la tendance montre une préférence nette pour des opérations stratégiques plutôt qu’une volonté d’accès massif au marché.
Conséquences pour la croissance boursière et l’évolution financière des entreprises
La croissance boursière a pâti de cette dynamique. En 2025, 12 sociétés ont quitté la cote après une offre publique validée, et en comptant Esker (retrait après 2024), environ 71 % des offres ont abouti à un retrait de cote.
Les introductions en Bourse n’ont pas compensé ces départs : seules 2 IPO avec appel public à l’épargne ont eu lieu (Semco Technologies et Kaleon), levant au total 64 M€. Le flux net est resté négatif pour la quatrième année consécutive (-29 sociétés).
| Indicateur | 2024 | 2025 |
|---|---|---|
| Offres publiques conformes | 36 | 18 |
| Valeur totale des actions acquises | 1,5 Md€ | 4,4 Md€ |
| Introductions en Bourse (APE) | ? (plus actives) | 2 (Semco, Kaleon) |
| Flux net (entrées – sorties) | – ? | -29 |
Insight : la Bourse de Paris se déplace vers un périmètre plus restreint, accentuant le rôle d’Euronext Growth comme marché d’accès privilégié.
Impacts concrets et signaux pour 2026
Malgré la faiblesse quantitatif, des trajectoires positives existent. Semco a bondi d’environ 150 % depuis son opération, tandis que Kaleon cote légèrement au-dessus de son prix d’introduction. Ces histoires rassurent de futurs candidats.
Le pipeline pour 2026 se remplit : dossiers PME en conseil, industrie de défense, luxe, et la candidature de Rising Stone pour ouvrir l’année. À plus grande échelle, KNDS a indiqué viser une double cotation Paris–Francfort.
Insight : la qualité des approches prime désormais ; les investisseurs privilégient la rentabilité et la maturité opérationnelle.
Stratégies pour l’investisseur averti sur Euronext et la Bourse de Paris
Claire revoit son allocation : elle réduit l’exposition aux petites valeurs illiquides et cible des sociétés avec résultats solides. Voici des pistes actionnables et des outils pratiques.
- Prioriser la rentabilité : rechercher des bilans sains et des cash-flows positifs plutôt que des promesses de croissance non validées.
- Traquer le flottant : des flottants faibles augmentent la probabilité d’OPA ciblées et de retraits de cote.
- Utiliser Euronext Growth pour repérer des futurs candidats à la croissance boursière ; suivez les mouvements via des ressources spécialisées comme migration vers Euronext Growth.
- Se diversifier : répartir le risque entre secteurs et instruments — lire sur la diversification pour structurer son portefeuille via La diversification en finance.
- Surveiller la conjoncture : la géopolitique et les conditions de financement influencent fortement l’appétit pour les OPA.
Insight : adapter sa stratégie au nouvel équilibre du marché financier permet de tirer parti des opportunités tout en limitant l’exposition aux ruptures.
Ressources et cas pratiques
Étude de cas : Claire a investi dans une PME industrielle listée sur Euronext Growth qui présentait un EBITDA positif. Elle a renforcé sa position après la publication d’un contrat export majeur et a évité une OPA grâce à une revente partielle au bon moment.
Pour approfondir la compréhension des marchés et des risques, consultez des analyses sur la stabilité financière et l’impact géopolitique, ainsi que des dossiers sectoriels pertinents.
Insight : formation continue et veille permettent de transformer la volatilité de marché en avantage.


